La peinture est le lieu-refuge à partir duquel je développe mon sentiment poétique.
Je peins des figures, qui nous font face dans une posture volontairement figée, comme si elles prenaient la pose.
Leurs regards sont travaillés, elles semblent parfois embarrassées par leurs mains.

Les sujets ont quelque chose de l'enfance mais il ne parlent pas d'innocence.
S'ils s'incarnent dans un jeu primaire des taches de couleurs acidulées et des motifs, ils ne sauraient dissimuler tout à fait
mes propres préoccupations. L'humain, la nature et mon appréhension de l'invisible sont mes sujets de prédilection.
Mes personnages sont dans un entre-deux mondes, il faut les regarder au-delà des apparences pour voir en quoi
ils font écho à l'enfant en chacun de nous.

L'art m'a toujours permis d'évoquer les inquiétudes de notre temps en convoquant l'apparente naïveté de mes sujets.
C'est ma façon de faire face aux réalités de ce monde.