Retour


#Pensées et soliloques III

Peindre n’est pas de tout repos. Un trait, une forme s’imposent à vous d’abord issus du vide ; il faudra leur donner du sens. Inutile de chercher à définir, encore moins préméditer...Il faut laisser venir à soi.  A ce stade, tout cela est précaire. Les couleurs sont jetées de façon aléatoire; je les recouvre et puis recouvre encore, j'explore la matière  avec anxiété jusqu'à ce qu'une vision s'impose. Vision de l'Esprit. Ma seule quête est celle de la lumière et le besoin d'équilibre. Le trait s'invite aussi, trace dérisoire de mon passage. Qu’évoquent-ils ces éléments mis ensemble ? un magma, la Création. Voilà tout. Ensuite, du chaos, de l'informe, du désordre, je mets en forme, je mets de l'ordre, je fais disparaître le superflu, je garde l'essentiel. Chaque tableau naît ainsi, d'une superposition de couches qui sont autant de mouvements d'humeur qu'il faut parvenir à concilier. J'ai à concilier avec l'impermanence. La part d'incertitude n'est pas exempte de cette recherche.

 
 
- 0 commentaire


     


Ajouter un commentaire


Votre commentaire sera validé après vérification.

Les champs en gras seront visibles sur mon site

Prénom ou Pseudo (*)
Email (*) 
Site web : http:// 
Message  (*) 
Adresse IP : 3.95.139.100
(*) champs obligatoires

 
Article précédent
# Pensées et autres soliloques II  
Article suivant
de l'éphémère